1. Que veut réellement un homme durant sa vie ?
Il n'est pas question d'argent, de gloire et j'en passe. Si l'on veut de l'argent, c'est pour pouvoir consommer, pour se distraire. Si l'on veut de la gloire, c'est pour se sentir aimer,
connaître des gens et discuter avec eux. Ainsi, si l'on veut l'argent et la gloire, c'est pour avoir un accès direct au bonheur, car le bonheur naît de l'échange, de l'harmonie, de la
distraction. Ce que l'homme veut réellement, c'est de la joie, rien de plus, rien de moins.
2. Plus précisement, comment on accède au bonheur ?
La base du bonheur est probablement la capacité à voir le meilleur, à montrer réellement ce que l'on est. En clair, la base du bonheur est probablement la paix intérieur. Ensuite, le bonheur
grandit et s'exprime par la communication, l'échange - Artistique, verbale, etc... - avec ses semblables. En effet, nous n'aurions aucune joie à vivre seul, même avec tout l'argent du monde. Le
bonheur grandit et s'exprime également par la création sous toutes ces formes, car vivre en regardant le monde sans agir dessus, sans y ajouter un peu de notre âme, cela n'aurait rien
d'intéressent, ce serait même une vision de l'enfer. Quand on parle de création, il est important de souligner un point: La création, c'est une amitié autant qu'une peinture. C'est une action
qui permet de faire changer une infime partie du monde. Pour cette raison, on n'est pas obligé de peindre pour être heureux, mais on est obligé de créer quelque chose comme une simple amitié ou
même une bague. Le bonheur, c'est d'abord l'harmonie, la paix intérieur, la communication.
3. Peut-on aujourd'hui accéder au bonheur ?
Bien sur, comme par tout les temps. Plus haut, j'ai écris en considérant que la base du bonheur était la capacité à voir le meilleur. Ainsi, celui qui voit les guerres mais n'oublie pas et
s'émerveille devant la beauté de la nature pourra accéder à une base solide pour l'aquisition du bonheur en même temps qu'à une conscience élevée. Car, oui, d'après moi, le bonheur, plus
précisement la paix intérieur, est une des bases de la conscience. Cependant, la communication, la création étant essentielles au bonheur, il est probablement plus difficile d'être heureux
aujourd'hui qu'à l'époque. Avec le temps, l'être humain a commencé à considérer la plupart des éléments importants de sa vie - comme un logement, la liberté, l'harmonie - comme un acquis, et en
a voulu toujours plus, berner par le système, oubliant que les bases de sa vie étaient en train de s'effondrer à une vitesse démesurée. C'est pour ça qu'actuellement, nous n'avons même plus le
temps de rechercher véritable paix intérieur que nous sommes déjà assis sur les bancs de nos écoles à parler d'avenir et de travail, comme si c'était une évidence. C'est pour ça
qu'actuellement, nous n'avons pas le temps de nous arrêter pour discuter avec les passants, tous trop occupés. C'est pour ça qu'actuellement, on est divisé et qu'on se tire dessus les uns les
autres. Est-ce uniquement la faute au système ? Non, bien évidemment, c'est aussi la faute à l'égocentrisme humain. Mais malheureusement, peu importe le coupable: L'accès au bonheur, au vrai,
est devenu de plus en plus compliqué de nos jours, car nous n'avons plus aucune satisfaction à être en vie, plus rien à créer, nous devons juste acheter.
4. Le travail est donc inutile au bonheur ?
Le travail est une condition utile à sa propre survie, dans la plupart des cas, pas au bonheur. Soyons réaliste, une société sans travail ne peut pas exister, mais une société ou l'on s'échange
mutuellement des services, si. Une société sans maître incontesté, si. Et dans une société comme ça, le travail serait un échange, et donc un plus pour l'épanouissement personnel. "Pourquoi
perdre son temps à gagner sa vie, puisqu'on l'a déjà" disait Coluche. Il n'y a probablement pas de phrases plus juste. Je ne sais pas si c'est l'homme ou la dictature qui a fait un grand pas
quand on a arrêter le troc pour créer de la monnaie, mais j'ai quand même une petite idée.
5. Le travail pourrait-il empêcher l'épanouissement personnel ?
Oui, et cela arrive souvent. Cependant, il ne s'agit pas seulement du travail, mais de tout ce qu'il y'a autour. Dès le plus jeune âge, on nous parle du travail et on nous forme pour qu'on
devienne de parfaits petits ouvriers, on nous fait comprendre que la sueur est une condition essentiels à la vie. Parfois, on nous dit que travailler rend heureux. C'est peut-être possible, si
l'on travail avec le père noêl. Dans le fond, l'idée de se lever chaque jour pendant des années pour assumer sa tâche n'est pas si horrible, ce qui est horrible, c'est l'archarnement que les
médias ont pour nous faire avancer vers la consommation, et donc la recherche de plus en plus de profits, c'est le durcissement constant des lois et l'idée de servir un système plutôt que
d'être servi par notre société qui est immonde. Nous n'avons plus de libre arbitre, on est formaté dès la naissance pour servir une idéologie du profit et non pour vivre. On est des outils, et
c'est peut-être ça le problème. Sans repos pour faire le point sur soi-même, sans la tolérance de ces congénères, on ne peut pas se construire une réel personnalité, une pensée propre, ... On
ne peut pas accéder à la paix intérieur, et donc on travaille pour vivre en ésperant qu'un jour tout ira mieux. Parce qu'on nous a apprit pas mal de choses, mais pas à nous révolter.
6. Qu'est-ce qu'une vie, alors ?
La vie, c'est le laps de temps qu'il nous reste avant la mort. Quel raison pouvons-nous avoir de vivre ? Le Bonheur. C'est la joie, le bonheur, la raison de base de notre présence sur terre, à
la base, c'est ce qui nous motivera à créer, et c'est nos créations qui augmenteront encore notre joie, dans un merveilleux cercle vertueux. Malheureusement, ça c'est la théorie. On nous a
enlever l'idée du bonheur. Maintenant, le bonheur, il se paie. On nous inculque que le bonheur c'est de pouvoir s'acheter une Wii, que le bonheur c'est de pouvoir contribuer à cette
merveilleuse société, et du coup, on cherche ou il faut pas, on est à côté de la plaque. Ceux qui le comprennent essaient de se révolter, mais ce sont toujours soit des fachistes, des
anarchistes, ou des inconnus. Ceux qui le comprennent essaient de se barrer du système, mais alors ils n'existent plus pour personnes. Ceux qui le comprennent prennent de l'héroïne pour pouvoir
au moins avoir connu le nirvana une fois dans sa vie, sous la haine des policiers. Alors, qu'est-ce qu'une vie ? Pour l'instant,
rien de plus qu'un
produit utile au bon fonctionnement de la société.
A. Nem